A posteriori - Georges Appaix - Cie La liseuse
La friche Belle de Mai - Marseille - samedi 18 mars 2006
Dans A posteriori, G. Appaix revisite quelques fragments d’Antiquités, pièce créée 20 ans plus tôt. Les costumes blancs marquent les incursions d’Antiquités dans la nouvelle création. Après, tout est une histoire de profusion (plus que de "densité" tel que la pièce se présente dans le programme de soirée) : profusion de costumes, de couleurs simples et joyeuses, de paroles, les danseurs se présentent, lancent quelques phrases du quotidien qui hors de leur contexte résonnent creux ou des références à la mythologie (joli grand écart chronologique qui laisse cependant plein de points d'interrogations sur son passage), puis profusion de danse, un vrai bavardage gestuel, plein de tout et de rien du tout, très vive, sautillante, toute contente d’elle-même. C’est une pièce bavarde et sans prétention, ludique, un joyeux papotage qui n’est pas désagréable mais qui finit par anesthésier un peu.
Je relis la note d’intention de G. Appaix :
« Après Antiquités, les objets du travail se multiplient au fil des spectacles, s’induisant les uns les autres par influence, voisinage, contamination, hasard !
Où placer les mots, entre le dire et la musique, le sens et le son ?
Quelles places respectives donner à l’individu et au chœur ?
D’où vient la danse et où commence-t-elle, est-elle improvisée ou écrite, familière et savante ?
Que peuvent avoir à dire les images que l’on ajoute sur le plateau (vidéo, photos), qu’ont-elles à voir (montrer ?) avec le spectacle vivant ?
Comment laisser sa place au silence des choses, écouter leur rythme et en jouer…?
Et refuser les attendus, pousser à l’extrême limite le processus de fragmentation, d’abstraction dans la construction du spectacle en tâchant de ne jamais y perdre les corps et les personnes. »
Profusion de questions dont le danger est bien ciblé « perdre les corps et les personnes », je me suis justement fais l’effet d’une auto-stoppeuse restée sur la bas côté.
Voir également l'article du Tadorne : http://www.festivalier.net/article-2197094.html