Festival CDC Toulouse - février 2 au 5 février 2011
Formule rassurante, creuse et imprécise : "Tout va bien." Elle coupe souvent court à toutes discussions, à
toutes remises en questions. Tout va bien est une formule simple dans un monde compliqué.
Les créatures de Buffard portent des jarretelles et sont sexuées. Au départ anonymes, elles se révèlent dans
une bestialité sophistiquée où les jeux de domination s'inscrivent sous le coup d'une pulsion ou d'un rituel, d'un système liant les individualités à tort et à pervers.
L'absurdité amène bien de l'énergie dans ces actions sans nom, évoquant violence et racisme, humanité et
monstruosité. Pourtant l'ensemble se fond dans une esthétique, un "kiss my ass" de silhouettes érotiques, mécaniques et vocales. Dans le bordel, une voix lyrique. Dans le vide, des chemises
blanches planent.
Ritournelles militaires, références cinématographiques, bribes d'une société cruelle font le jeu
cynique de "tout va bien."
Alain Buffard aboit.
Dehors le monde.
Dedans, le temps d'un instant, on pouvait sentir un besoin d'indignation.
Dimanche 20 février 2011
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19:32
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Par Sarah Barreda
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Publié dans : Productions artistiques Non Identifiées
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