De et avec Christophe Rulhes, Julien Cassier, Sébastien Barrier
Festival d'Avignon 2010
"Singularités ordinaires" nous est présenté comme un "théâtre anthropologique", le mélange
d'art et sciences humaines. Cette appelation m'étonne particulièrement. L'a rt : n'est-ce pas déjà une exploration de l'humain
?
L'art interviendrait ici pour donner plus de force au propos "scientifique", le fond associé à
l'émotion, l'argument à la séduction. Or malgré le crédit scientifique, le propos paraît un peu gentil. Certes, les extraits d'entretie ns sont intéressants et bien choisis. Mais encore une fois, poser
l'intention d'aller au-delà des préjugés, de sortir les notions "folklorique", "populaire", "classique" de leur cadre sont de bien grossières ficelles posées maladroitement dans le champ
artistique comme un pléonasme. Comme un écrivain qui pour écrire qu'un paysage est beau écrirait "le paysage est beau". L'art est en soi une force de dénonciation, un espace de révolution.
Il n'y a pas besoin de mettre des sous-titres ou des légendes pour que le spectacle vivant travaille le réel.
De même, nous avons ici trois plans : une narration plus ou moins musicale, l'accrobatie et les images
vidéos. Trois plans qui ne se rencontrent que par leur coexistence sur scène. L'accrobate illustre la narration, au mieux l'évoque en musique. Aussi simplement, aussi banalement.
Malgré mes réticences, il y a de l'énergie et un engagement. Au delà de la dimension anthropologique, le GDRA
doit explorer l'artistique, trop de bonne volonté ne doit pas en épuiser le ressort.
Vendredi 30 juillet 2010
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08:00
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Par Sarah Barreda
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Publié dans : Cirque
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