Festival d'Avignon - juillet 2010
La vie est une boucle. Sur scène, elle repose sur un plateau tournant, découpée en trois espaces. Le temps de
la soumisssion, le temps de l'insoucience, le temps de la mort. Le temps qui passe vite et se ponctue de "déjà".
La scène est composée aussi joliment qu'une maison de poupée avec l'inerte Monsieur Seguin en gros
mannequin, un petit coffre en bois, l'espace intime de Blanquette. Ce décor se décline en trois tons : un intérieur tout fait de bois, un extérieur de verdure, l'espace froid gris-noir menaçant
mais non dépourvu de beauté.
De même, nous avons le gros mannequin ou la figure du père dans un premier temps, un mannequin qui s'évide en
pétales colorées pour laisser l'espace libre dans un deuxième temps, la figure du loup pour conclure cette très jolie valse.
D'ailleurs le jeu de la comédienne est tout autant dansé que joué, très corporel. Elle est une évocation très
féminine de l'animal avec ses petits accessoires de laine ; bonnets, gants, bas.
Wild évoque le conte de Monsieur Seguin avec autant de minutie qu'il pose son décor. Les détails permettent
de jouer sur les symboles, la douceur accompagne la conclusion sombre et irrévocable.
Manger ou être mangé, même le jeu amoureux se pose en ces termes, même le temps est chronophage, il n'y a pas
d'issue à cette règle, il reste le panache.
Ce spectacle s'adresse aux enfants et aux adultes, comme ce conte tendrement existentiel.
la petite chèvre : Silke Mansholt
narrateur : André Wilms
Mardi 3 août 2010
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08:38
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Par Sarah Barreda
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Publié dans : Théâtre
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