Le roi se meurt et la basse court - Cie Pascoli

Publié le par nectar.safran@hotmail.fr

  Festival off d'avignon - juillet 2006

Le Roi se meurt et la basse court  se décompose en plusieurs parties.

Dans un petit cercle rapproché, tout commence par un moment centré sur les danseurs qui se mettent au plus près des spectateurs avec chacun leur musique mise en douce : les danseurs transmettent quelque chose de l'ordre de l'effleurement, du mouvement qui s'approche et se dérobe, s'avoue et se chuchote, tout près, prêt à marquer le présence et l'absence, l'instant et le souvenir.

Ce même toucher devient après sur scène quelque chose de plus violent, un toucher impulsion, manipulateur, moteur d'un duel de corps.

Le corps entouré de contraintes, la création entourée de contraintes, telle est le sujet politique d'un discours humouristique fait de sonorités et onomatopées dont on devine les abréviations symptomatiques d'une culture qui se décode en DRAC, COSA, EPCC, ADDM, ASSEDIC, CDC, CND, CCN et autres barbarismes.

Les danseurs se prêtent au jeu des poupées qui glissent emballés dans un costume qui prend la lumière et rapelle l'esthétique baroque puis ils reviennent à une forme épurée où par le mouvement, ils peuvent se vider, se vider de quoi ? du besoin d'enlever une peau morte pour crier que le roi se meurt vive le roi, dire qu'ils se sentent aussi éclatés que leur spectacle fragmenté, et que pour se rassembler, ils ont besoin d'être écoutés et pour cela regardés.

Publié dans Danse

Commenter cet article